🐒 À La Vie Aude Pépin Streaming
ToulouseFootball Club. INTERVIEW. La "folle année" de Rasmus Nicolaisen, défenseur du TFC. Il n’a plus quitté sa place de titulaire en défense centrale depuis son premier match avec le TFC
Àla vie Aude Pépin 2020 - France - Couleur - 78' Chantal Birman, sage-femme libérale et féministe, a consacré sa vie à défendre le droit des femmes. À presque soixante-dix ans, elle continue de se rendre auprès de celles qui viennent d’accoucher pour leur prodiguer soins et conseils. Entre instants douloureux et joies intenses, ses visites offrent une photographie rare
Àla vie pas cher : retrouvez tous les produits disponibles à l'achat dans notre catégorie DVD Zone 2 En utilisant Rakuten, vous acceptez l'utilisation des cookies permettant de vous proposer des contenus personnalisés et de réaliser des statistiques.
gKmPhmL. Regarder maintenant NoteRéalisateur Casting RésuméChantal Birman, sage-femme libérale et féministe, a consacré sa vie à défendre le droit des femmes. À presque 70 ans, elle continue de se rendre auprès de celles qui viennent d’accoucher pour leur prodiguer soins et conseils. Entre instants douloureux et joies intenses, ses visites offrent une photographie rare de ce moment délicat qu’est le retour à la maison. Aude Pépin propose, à travers le portrait de cette femme engagée, une réflexion singulière sur la maternité et plus particulièrement sur le post-partum, et le bouleversement que représente la naissance d'un enfant dans la vie des femmes qu'elle regarder À la vie en streaming complet et légal ?En ce moment, vous pouvez regarder "À la vie" en streaming sur Be TV Go. Ca pourrait aussi vous intéresser
Page Name HTML/Embedded Content Regarder À la vie 2021 streaming vf Film Complet en francais Gratuit, voir À la vie film gratuit francais, À la vie 2021 film streaming online vf complet hd, film À la vie streaming complet, À la vie film 2021 streaming vf film complet, À la vie 2021 film complet streaming vf entier français À la vie streaming vf film en francais Voir Film = Download Film = À la vie streaming vf en ligne - Regarder À la vie 2021 film complet en francais vostfr gratuit - alaviestreamingvf alaviefilmcomplet alavievoirfilm ★️ synopsis À la vie ~ Chantal Birman, sage-femme libérale et féministe, a consacré sa vie à défendre le droit des femmes. À presque 70 ans, elle continue de se rendre auprès de celles qui viennent d’accoucher pour leur prodiguer soins et conseils. Entre instants douloureux et joies intenses, ses visites offrent une photographie rare de ce moment délicat qu’est le retour à la maison. Aude Pépin propose, à travers le portrait de cette femme engagée, une réflexion singulière sur la maternité et plus particulièrement sur le post-partum, et le bouleversement que représente la naissance d'un enfant dans la vie des femmes qu'elle accompagne. À la vie film complet en francais Title original À la vie , Runtime 78 min , Status Released, Release Date 20 October 2021, Tagline , Genres Documentaire Production Companies Production Countries À la vie film streaming vf complet - DreamWorks la société a été fondée en 1994 par Steven Spielberg, David Geffen et Jeffrey Katzenberg. L abréviation SKG dérive des initiales des noms de leurs trois personnes Miramax la société a été fondée en 1980 par Harvey et Bob Weinsten sont devenus un distributeur de films à succès au début des années 90 Metro Goldwyn Mayer MGM MGM était le studio le plus populaire d Hollywood dans les années 1930 À la vie film schweiz À la vie film streaming vf À la vie film en streaming vf À la vie film complet streaming À la vie film streaming gratuit À la vie film streaming suisse À la vie film complet en français À la vie film en streaming gratuit À la vie film streaming complet gratuit À la vie hdss streaming Regarder film À la vie streaming francais, Telecharger film À la vie en ligne francais, Regarder À la vie Film streaming film complet, voir À la vie film complet en ligne VF, À la vie en entier en français, Regarder À la vie film complet en ligne, À la vie film complet online , voir À la vie film gratuit francais. Le terme film est un emprunt linguistique de la langue anglaise dans lequel il désigne une membrane ou une fine couche de matière; C est donc un synonyme de film et, en tant que tel, jusqu aux années trente du XXe siècle, le terme était utilisé au féminin "le film À la vie streaming vf ", pour puis plus se transformer en nom masculin À la fin des années 1880, l introduction de longueurs de pellicules photographiques celluloïdes et l invention de caméras cinématographiques, qui pouvaient photographier une séquence d images indéfiniment rapide à l aide d un seul objectif, ont permis de capturer et de stocker plusieurs minutes d action sur une seule bobine. film compact Certains des premiers films ont été faits pour être visionnés par une seule personne à la fois à travers un appareil de "peep show" tel que le Kinetoscope et le mutoscope. D autres étaient destinés à un projecteur, mécaniquement similaire à la caméra et parfois en fait la même machine, téléchargez À la vie vostfr streaming complet en vf francais-film complet La distribution de films est le processus par lequel un film est mis à la disposition du public. C est normalement le travail d un distributeur de films professionnel, qui déterminerait la stratégie marketing du film. À la vie Streaming de film vf le média avec lequel un film sera présenté ou mis à disposition pour visionnement et pourrait fixer la date de sortie et d autres questions Le film peut être exposé directement au public via un cinéma historiquement, la principale façon dont films sortis ou la télévision personnelle à domicile y compris DVD-Vidéo ou Blu-ray Disc, vidéo à la demande, téléchargement en ligne, Un autre développement technologique important a été l introduction du film couleur À la vie Film Complet streaming vf gratuit , qui a photographié la couleur naturelle des images au lieu d être ajouté aux enregistrements en noir et blanc par coloration à la main, coloration au pochoir ou autres procédures arbitraires L innovation la plus importante a été l introduction de Technicolor , utilisé pour la première fois pour des dessins animés en 1932 et plus tard dans des films en direct Todd AO À la vie Système de streaming complet en Francais créé par American Optical et Michael Todd et utilisé pour la première fois dans les années 1930, avec un négatif de 60 mm à 30 ips et 5 perforations latérales Le résultat était une image d excellente qualité et définition , sans besoin de lentilles de compression ou de décompression. Les projections ont été faites sur un écran incurvé à 128 °. Un problème avec ce système était qu il ne pouvait pas être projeté dans des pièces qui ne pouvaient pas projeter à 70 mm, en raison de l impossibilité de réduire la Ruban 35 mm Pour cette raison, il a été tourné avec les deux formats En 1958, les images par seconde ont été définies selon la norme 24 ips et la projection sur écrans plats Allow Comments on this Page
La Croix L’Hebdo À quel moment avez-vous su, voulu, compris que vous seriez actrice ?Fanny Ardant Assez jeune mais de manière irrationnelle. Un jour, à l’Opéra, j’ai murmuré à mon frère Plus tard, je serai de l’autre côté du rideau. » Assise dans mon fauteuil, j’observais l’aspect factice des spectateurs regroupés, le rideau en velours rouge… Soudain, au milieu de cette convention, quelque chose m’a bouleversée. Le rideau s’est levé. J’ai vu La Traviata, l’amour fou. Mourir plutôt que se résigner. Cette certitude est ancrée dans mes gênes. Je voyais qu’il suffit d’une seule personne sur scène pour exprimer la totalité du monde. Je lisais beaucoup. Je pensais déjà que tout ce qui est beau avec le verbe doit être partagé. On doit se lever pour le dire tout haut dans le noir. C’est l’essence même du le bac, mes parents, qui m’aimaient beaucoup, voulaient me protéger Non, ce n’est pas un métier ! Fais tes humanités. Élargis ton spectre. Regarde plus loin. » J’ai choisi les études les plus courtes, trois ans, Sciences Po à Aix-en-Provence. Mais c’est comme si j’avais appris le piano pour jouer du violon. Je ne regrette rien. De ces années universitaires, j’ai acquis le goût de la dialectique, des engueulades, des prises de position. Les idéologies structuraient la pensée de ma génération. Montaigne dit que c’est l’introspection, la lecture, et la conversation qui nous vouliez devenir quoi, à l’époque ?F. A Dans ma tête demeurait, indélogeable, mon désir d’être actrice. Mais la politique avait pris le pas. Je voulais d’abord changer le monde. Mes engagements me portaient vers les extrêmes. Entrer dans l’un de ces mouvements imposait de changer d’appartement, de ne pas avoir de famille. Cette abnégation, je l’admirais, mais j’ai toujours choisi ma propre manière de faire. Mon égoïsme m’a vouliez-vous changer dans le monde, à ce moment-là ?F. A J’ai toujours adhéré à l’idée que le profit, c’est le vol. Pour moi, les exactions du capitalisme étaient comparables aux exactions du communisme. Je rêvais d’une troisième voie. J’ai longtemps côtoyé l’aristocratie italienne à qui je demandais qu’avez-vous fait de vos privilèges ? Niente !Engagements extrêmes, petits boulots ici et là, vous donnez l’impression de vous être beaucoup cherchée. À quel moment vous bifurquez pour de bon ?F. A J’exécrais ces petits boulots que je faisais pour pouvoir vivre. Je me croyais toujours plus intelligente que ceux qui m’employaient. Pour faire plaisir à mes parents, je suis partie à Londres préparer le concours des affaires étrangères. La vie là-bas était difficile. De retour à Paris, j’ai rencontré un homme passionnant, Louis Ducreux, qui mettait en scène une opérette d’Offenbach. Je suis allée le saluer, au bluff, et je suis devenue son assistante, pas payée alors que je tirais le diable par la queue. J’avais un grand chagrin à l’époque. Je veux ne plus penser, lui ai-je dit. – Eh bien, vous allez être servie… » Je travaillais beaucoup. Quelqu’un m’a conseillé de m’inscrire à un cours d’art dramatique, chez Jean Périmony. Il se moquait de mon accent. Mais d’où vous venez ? » Il me faisait travailler à voix haute les Oraisons funèbres de Bossuet pour me forcer à comme les fous qui entendent une toute petite voix en traversant la forêt. Je la suivais. Je n’avais aucune culture théâtrale. Je lisais beaucoup, mais pas de pièces. Je m’étais juste jetée sur Claudel parce qu’il me paraissait fou et exalté. Je n’aimais pas, je n’ai jamais aimé les raisonnables. Ensuite, c’est comme les rotatives. Les petites roues entraînent le mouvement des grandes roues. Et c’est inexorable. J’ai entrepris ce métier comme on se jette dans une passion pour s’y brûler. Je n’ai jamais supplié quelqu’un de m’engager. Je n’ai jamais choisi. J’ai été débuts dans le métier sont difficiles. Pourquoi vous accrochez-vous ?F. A C’est très mystérieux. Souvent, j’étais renvoyée des auditions à cause de mon physique, de mon accent ». Je m’étais même présentée pour être une James Bond girl. Vous êtes trop laide pour ce rôle mais vous ferez des choses plus intéressantes que ça », m’avait dit l’une des directrices de casting. J’ai subi, à mes débuts, beaucoup de brûlures d’amour-propre, de blessures narcissiques, de refus brutaux. Je suis d’une nature obstinée, obsessionnelle même. Il m’en fallait plus pour renoncer. Beaucoup de voix me dissuadaient de continuer. J’entendais mais je ne me laissais pas faiblir. On me faisait comprendre aussi que comme j’avais été brillante pendant mes études, c’était du gâchis de vouloir persévérer dans cet univers incertain. Quand, parfois, un jeune homme ou une jeune fille me demande des conseils, je réponds que je n’ai aucun conseil à donner. La vie de chacun ne ressemble à celle de personne. Je leur dis juste il faut la certitude des fous et s’enfoncer résolument dans la vrai que vous ne pensiez pas du tout au cinéma ?F. A Oui. Trop magique, inatteignable. J’allais quand même aux tous ces professionnels ont-ils pu passer si longtemps à côté de vous ?F. A Parce que je suis ingrate. Je suis une fille laide, qui s’est faite. J’étais très grande pour ma génération. Quand un garçon m’invitait à danser et que je me levais, je voyais bien que mon allure désorientait. Après bien des vexations, j’ai mis des talons pour être encore plus grande. Je suis une fille laide »… Vous êtes sérieuse ? À qui vous allez faire croire ça ?F. A Je vous jure ! Je me suis beaucoup maquillée, coiffée, très tôt. Je ne pouvais pas rester telle que la mère nature m’avait faite. Il existait déjà un mouvement féministe très actif quand j’étais adolescente qui réprouvait mon comportement. J’étais une solitaire. Je ferais toujours ce que je voudrais. L’égoïsme, toujours. J’avais grandi au milieu d’hommes que je trouvais remarquables. J’aimais beaucoup la compagnie de gens différents de moi. Je n’avais pas besoin d’exprimer mon égalité. Je la pensais, je la père était officier de cavalerie, Résistant, gouverneur du palais de Monaco. Vous avez été élevée dans un milieu très policé. D’où vous vient ce caractère indomptable ?F. A Comme j’aimais passionnément ma famille, je caressais le rêve de rester vieille fille et de finir en mangeant du chocolat, allongée sur mon lit, tout en lisant. Cet idéal m’aurait suffi et convenu. Mais en grandissant à Monaco, j’ai vu le ridicule des privilégiés. Mon père, grand lecteur lui aussi, cultivait une indépendance d’esprit. Il récusait l’idée d’être identifié à son corps d’élite, sa classe sociale, ses revenus. Son exemple m’a beaucoup nourrie. On s’imagine que, militaire, il nous a élevés à la schlague. Pas du tout ! Pour être officier de cavalerie et tenir sur un cheval, il faut être souple, pas trop rigide. Il ne cessait de me répéter Tu n’es pas sur terre pour donner des leçons aux autres. » Et il ajoutait souvent Sois douce ! »Pourquoi ce conseil ?F. A Parce que j’étais régulièrement renvoyée des écoles où l’on m’avait inscrite. Je ne supportais pas l’autorité. Je suis profondément asociale. Je suis loin d’être une femme bienveillante. Je n’aime pas les mondanités, les dîners sans conversation, les rassemblements de personnes du même métier. Je préfère parler aux inconnus. Mon caractère irréductible vient de cette solitude et de la certitude des a été le déclic, l’élément déclencheur de votre carrière ?F. A Un dimanche, par une connaissance, j’avais reçu une invitation au théâtre pour voir Le Lion en hiver, la pièce de James Goldman. Bien élevée par ma famille bourgeoise, je suis allée remercier. J’ai frappé à la porte de la loge de Patrice Alexsandre, l’un des acteurs. Il était un grand ami de Nina Companeez. Elle écrivait, à ce moment-là, son feuilleton Les Dames de la côte… Il lui a dit J’ai rencontré une grande fille bizarre. Tu devrais la voir. »À 30 ans, soudain, tout s’accélère. Succès considérable des Dames de la côte à la télévision. Rencontre avec François Truffaut, La Femme d’à côté, Vivement dimanche ! Les films avec Alain Resnais. La reconnaissance, la gloire…F. A Je ne l’ai pas vécu comme ça. La petite roue de la rotative a entraîné la grosse roue. Il n’y avait encore que trois chaînes. À la demande des téléspectateurs, l’ORTF a rediffusé Les Dames de la côte, deux mois après la première diffusion. C’est fou, non ? François Truffaut m’a remarquée. La porte du cinéma s’est ouverte pour moi. Je suis entrée dans une forêt enchantée. L’étincelle de la rencontre avec François Truffaut a mis le feu…Quand j’ai reçu le synopsis de La Femme d’à côté, j’ai découvert un personnage qui me ressemblait tellement et une histoire qui m’émerveillait oui, on peut mourir d’aimer. Je ne crois qu’à ça. J’étais ivre de joie. Je sortais soudain de ma longue solitude, entraînée par des personnes magiques, Gérard Depardieu, François Truffaut, leur conversation, leur personnalité. La vraie vie s’engouffrait, enfin. C’était comme un incendie en moi et, en même temps, je trouvais ça normal. Je marchais au-dessus du sol. Tourmentée de nature, je me sentais totalement réconciliée auprès de François. Tout devenait harmoniqueAvec François Truffaut, années trop courtes, vous allez connaître le très grand bonheur et le deuil brutal… Que reste-t-il de ces années-là ?F. A C’était magique. Avec François, il ne fallait faire des films que dans la passion absolue. Mais soudain, tout s’est passé comme si je plongeais dans un étang vide et que je m’y fracassais. J’ai perdu l’envie de vivre…Comment se remet-on d’un tel drame ?F. A Par et pour les enfants. Je devais les protéger. Faire comme si… Je suis profondément pessimiste, d’une grande noirceur intérieure, en proie au sentiment tragique de la vie. Mais je suis aussi énergique, positive. Ne jamais vivre à demi. Dans ce marasme, il y a des éclats. Il faut vivre pour les éclats. Avant mon premier enfant, je pensais que j’allais très mal finir. J’ai toujours eu des enfants par l’opération du Saint-Esprit, pas programmés. Je n’ai jamais eu de stratégie, ni dans ma vie privée, ni professionnelle. Les choses m’arrivent dans un énorme bordello ».Qu’aimeriez-vous que l’on retienne de François Truffaut ?F. A Sa passion et l’amour de l’amour. Le fil conducteur de ses films, c’est chercher l’amour. L’amour attendu, l’amour bafoué, l’amour perdu. Un homme passionné, très intelligent, d’une extrême sensibilité de L’Amour à mort, d’Alain Resnais, vous jouiez une femme pasteur…F. A Altruiste, sereine, harmonique, cette femme pasteur était à l’opposé de moi. Nous sommes faits de plusieurs pièces, dont certaines que nous ne visitons jamais. Des rôles vous font entrer dans ces pièces où vous n’avez jamais allumé la lumière. J’ai joué des rôles très loin de moi mais qui m’éclairaient sur moi. J’ai allumé des pièces dans ma maison que je n’aurais pas dû allumer. Les films que j’ai tournés sont aussi comme des pluies tombées sur moi. Comment savoir ce que la pluie fait est manifeste que le cinéma vous aime. Mais vous, aimez-vous le cinéma ?F. A Oui ! Beaucoup, beaucoup. J’aime l’idée de la salle obscure. Je ne lis jamais les journaux, ni les critiques. Je ne sais rien de ce que je vais voir. Faites de moi ce que vous voulez. Je suis très éclectique, très bon les seuls films que vous ne regardez pas sont-ils les vôtres ?F. A Parce que je porte en moi le rêve du film pendant que je le tournais. Je ne veux pas voir un autre film que celui qui est en vie d’actrice, c’est être toujours en représentation, renvoyer une image de soi dont les autres s’emparent. Pour vous, est-ce un carcan ou une suprême liberté ?F. A Suprême liberté… On s’avance masquée. Jouer un jeu pour ne pas être friable. Je peux parler de ce que je crois, de ce que je pense, mais pas de ma vie. Je dis souvent que je mens, mais pas dans ce que je crois. Je veux bien qu’on m’aime mais je ne veux pas voulez-vous dire ?F. A La vie est trop brève pour viser l’équilibre du danseur de cordes. Quand j’aime, je prends tout. Je donne tout, je ne compose pas. Tandis que plaire, c’est entrer dans une logique de courtisan. Quelqu’un qui m’aime malgré tous mes défauts me plaît plus que quelqu’un à qui j’ai voulu avez fait l’objet de plusieurs polémiques – votre soutien aux Brigades rouges, votre amour de la Russie et votre détestation de l’Amérique, votre défense de Roman Polanski. Regrettez-vous d’avoir parlé ou d’être sollicitée en permanence sur une multitude de sujets ?Non, je ne regrette rien. Je ne peux pas parler de tout, en effet. Mais si on me demande un avis sur un sujet qui me touche, je ne peux pas me taire. Je ne cherche jamais à ménager la chèvre et le êtes imprégnée de littérature et de culture russes. Vous adorez ce pays. La Russie s’est enfermée dans une guerre effroyable. Qu’y a-t-il à sauver aujourd’hui de la Russie que vous aimez ?F. A Tous mes amis acteurs ou musiciens russes ne comprennent pas qu’on puisse rejeter toute la culture de leur pays. Nous, Français, sommes-nous tous assimilés à Macron ? Le peuple subit, lui aussi. Ostraciser un peuple n’a aucun sens. Alors, on n’étudierait plus Dostoïevski dans les universités ? C’est n’importe quoi ! Que savons-nous des Russes ? De la Russie, j’aime la littérature, la poésie, la musique, la peinture, tout ! J’ai une vision romanesque de son histoire alternez cinéma et théâtre. Être sur scène, dites-vous, est comme une mise à mort…F. A J’ai souvent le trac, avec la sensation que mon cœur va s’arrêter. Mes lèvres restent collées sur mes dents. Tout m’abandonne. Vous entrez sur scène comme le taureau dans l’arène. Le public ressemble aux fauves. Allez-vous réussir le combat ? Mais le théâtre purifie. Vous vous raccrochez à une incandescence du monde et vous y entrez en brûlée vive. J’ai souvent fait des seule en scène ». Ma simple présence agit déjà comme une mise en demeure. Vous êtes là, vous devez m’ avez interprété à plusieurs reprises la Callas, une femme en quête pathétique de l’amour, et qui mourra de cet absolu. Quel est le vôtre ?F. A Je ne peux pas le dire. C’est trop indiscret. Je le vis comme le tir à l’arc. Ce n’est pas la cible qui m’intéresse mais la force et la tension pour l’atteindre. L’absolu est une idée qui permet de grandir, de se hausser au-dessus de soi-même. Cette quête intérieure, vers un Graal dont vous savez qu’il va se dérober, vous maintient vivant. Tout est dans ce mouvement, tendre vers, afin de s’arracher à sa médiocrité, à sa dépendance pour des choses sans dites beaucoup que vous croyez au pur présent, à l’instant, et en même temps le mot mélancolie revient tout le temps dans votre bouche. Cette mélancolie vous entraîne vers quoi ?F. A Je privilégie le moment présent, je ne suis jamais dans le futur. Mais je demeure une incurable mélancolique. Je ne sais pas tirer un trait sur ce que j’ai vécu. Tout est là, le passé, les êtres que j’ai aimés, les maisons abandonnées, les parents, les frères et sœurs, les échos des vacances, les souvenirs. La mélancolie m’entraîne vers la noirceur. Tout ce qui s’est accumulé dans ma vie est comprimé comme dans un barrage. Aux premières lézardes, je sens que je dois colmater au plus vite. Un voile noir me tombe dessus, me renvoie au sens tragique de la vie que je n’oublie mélancolie est-elle de nature à vous paralyser ?F. A Non. Mais elle nourrit cette alternance d’ombre et de lumière, de nuit et de soleil qui constitue une vie. Elle me fragilise mais me rend sensible à la fragilité de l’autre. Il m’arrive de penser que je hais l’humanité en descendant la rue ; je la remonte en me disant que j’ai une passion pour l’humanité. Cette dialectique intime, ce balancement intérieur, nourrit la violence autant que l’ suis hantée par l’éphémère. Je sais que dans vingt ans, nous, les acteurs et les actrices d’aujourd’hui, nous serons balayés, puis oubliés. J’en suis consciente mais j’aime la vie par-dessus tout. Je n’ai que faire des conseils de santé qu’on nous serine à longueur de journée. Avec moi, ils s’adressent au mauvais client. Je m’en fous de durer. Je ne vois la mort que comme une délivrance, une amie qui résout tout. Mais d’ici là, je veux vivre intensément, passionnément. Jusqu’au bout !-Ses dates1949. Naissance de Fanny Ardant du Dames de la Femme d’à Vie est un dimanche !1984. Mort de François Truffaut, à 52 Colonel douce et Belle Volets et Divan de Staline-Son écrivainMarguerite Duras Pour cette phrase “Je crois qu’on écrit toujours sur le corps mort du monde, de même que sur le corps mort de l’amour, que c’est dans ces moments d’absence que l’écrit s’engouffre pour ne remplacer rien de ce qui a été vécu mais pour en consigner le désert laissé par lui.”»Son peintreLe Caravage Pour son odeur du sang et sa violence, pour son noir décliné à l’infini et la fulgurance de sa lumière. »Son cinéasteAndreï Tarkovski Pour cette scène dans Andreï Roublev où un jeune homme doit construire des cloches. Le jour où les cloches s’ébranlent et sonnent, il se jette par terre en pleurant “Je ne savais pas faire les cloches.” »
Synopsis Un immeuble du XIIIe arrondissement de Paris voué à la destruction est investi par une centaine d'artistes venus des quatre coins du monde. Pendant six mois, tous ont oeuvré à redonner vie à ce lieu, offrant couleur et créativité à ses neuf étages et à chacun de ses 36 appartements. Gros plan sur ce projet éphémère, qui a conduit à une exposition collective de street art unique au monde. Les films du même genre s Bravo Rolling Thunder Revue A Bob Dylan Story by Martin Scorsese Martin Scorsese p Bof Des mots qui restent Nurith Aviv r Très Bien Le grand bal Carton Laetitia r Très Bien Le parti du cinéma Pauline Gallinari r Très Bien Chasseurs de truffes Dweck Michael Voir les films Résumé du casting Réalisateur Thomas Lallier Regarder Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner
à la vie aude pépin streaming